• Relations Presse
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Lundi 16 avril 2018

Appel à la mobilisation le mardi 17 avril à 13h devant le Musée de l'Immigration

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Nous, associations de lutte contre le Sida, de défense des personnes LGBT et des personnes migrantes, appelons à nous rassembler le mardi 17 avril à 13h devant le Musée de l’Immigration, afin de dénoncer la Loi Asile Immigration, ses conséquences sur les malades étrangerEs, les demandeurSEs d’asile LGBT et l’épidémie de VIH :

  • parce que la politique de suspicion généralisée à l’encontre des migrants-es est injustifiée et va à l’encontre des principes de la santé publique et de l’accueil des réfugiéEs.
  • parce que l'allongement de la durée de rétention jusqu'à 135 jours va considérablement compliquer les chances des personnes de faire valoir leur état de santé (statut sérologique, etc...), leur orientation sexuelle ou identité de genre comme motif de séjour, et nuire à leur santé en compliquant leur accès aux médecins au sein des centres de rétention.
  • parce que les violences et les tortures contre les personnes LGBT ont encore cours dans de nombreux pays, qu’elles soient inscrites dans la loi ou cautionnées par les pouvoirs publics : ces personnes risquent quotidiennement leur vie sous les coups de leurs familles, de leurs voisinEs ou de l’Etat.
  • parce que la réduction des délais de demande d'asile et de recours prévue dans la loi va considérablement nuire aux personnes LGBT ou victimes de violences sexuelles en leur laissant trop peu de temps pour se préparer, malgré des expériences traumatisantes à retranscrire avant de passer devant l’Ofpra et la CNDA.
  • parce qu’avec cette loi, les personnes migrantes, déjà touchées de manière disproportionnée par l’épidémie, se verront encore plus éloignées des structures de soins, de prévention, et de dépistage. En effet, les politiques répressives à l’égard des étrangers-ères, sources d’isolement et de précarité, sont reconnues depuis longtemps comme étant des vecteurs de l’épidémie de VIH etrentrent en contradiction avec l’objectif de fin de l’épidémie pour 2030 fixé par l’ONUSIDA.
  • parce que le droit au séjour pour soins - dont la loi fête ses vingt ans - et les malades étrangerEs subissent une attaque en règle et sans précédent : la loi Collomb (article 20) veut interdire la possibilité de déposer une demande de séjour (par exemple en raison de son statut sérologique), une fois la personne déboutée de l'asile. Or dans la pratique, ce sont près de 39% des détenteurs d’un titre de séjour pour soins qui ont vu auparavant leur demande d’asile rejetée, et qui se retrouveraient ainsi expulsables.
  • parce que le Sida, ce n’est pas du passé, et qu’il tue encore un million de personnes par an dans le monde, principalement au Sud, d’où sont originaires les personnes qui entament le long et dangereux périple les menant en Europe. Y expulser des personnes malades alors que les traitements y sont encore difficilement accessibles les mettrait en danger de mort.
  • parce qu’il n’y aura pas de fin du sida sans respect des droits fondamentaux.



Signataires : Acceptess T - Actions Traitements - AIDES - ARDHIS - le BAAM - Bamesso et ses amis - Basiliade - Raac-Sida – Sidaction

Lundi 16 avril 2018
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