Mardi 8 mars 2016

Edito

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Nous avons de bonnes et de mauvaises nouvelles à vous annoncer.

Line Renaud et Pierre Bergé
  © Vincent Isoré

La bonne nouvelle est que 2015 a été marquée par des avancées : nouveaux moyens de dépistage avec les autotests, nouveaux moyens de prévention avec la PrEP, le traitement pré-exposition… Ces progressions ont permis de franchir des étapes majeures dans notre lutte contre la maladie et n’auraient pu voir le jour sans la recherche et sans votre fidèle soutien.

Nous aurions aimé ne vous annoncer que des bonnes nouvelles, vous dire que nous avons presque gagné le combat contre le sida. Or, malgré l’annonce d’une éventuelle fin de l’épidémie en 2030, nous en sommes bien loin.

La récente publication des chiffres épidémiologiques parle d’elle-même. 2015 a enregistré un nombre préoccupant de nouvelles infections par le VIH en une année. Aujourd’hui dans le monde, 36,9 millions de personnes vivent avec le VIH. Malgré l’ampleur de ces chiffres, ils demeurent enfouis sous des discours politiques optimistes.

En France, 6 600 personnes ont encore découvert leur séropositivité en 2014. Un nombre similaire à l’année 2007. Preuve que « la dynamique du VIH est toujours très active ». Autre point négatif : malgré des stratégies de prévention ciblées, les jeunes continuent d’être autant concernés qu’en 2013. En 2014, 11 % des personnes ayant découvert leur séropositivité ont entre 15 et 24 ans.

 Ces chiffres viennent s’ajouter à des mots qui heurtent : discriminations, isolement, traitements lourds, rejet, précarité. Parce que, oui, grâce à la recherche, nous sommes fiers aujourd’hui de dire que nous pouvons vivre avec la maladie. Mais à quel prix ?

 Aujourd’hui, nous assistons à un regain de l’épidémie de VIH, dont on ne guérit toujours pas. Face à cette urgence, nous nous devons d’agir et de redoubler d’efforts. Des efforts intenses et coûteux, certes, mais nécessaires. Parce-que, nous le savons, prévenir et soigner coûte cher, mais cela coûtera toujours moins cher que d’enterrer la jeunesse de notre pays.

Pour cela, nous avons besoin de votre soutien. Car lutter contre le VIH, c’est lutter contre les préjugés, porter des politiques audacieuses, et accroître nos efforts de prévention.

Ensemble, nous avons la responsabilité et le devoir de continuer sans relâche d’informer, de sensibiliser, d’aider les malades, d’apporter notre soutien à la recherche médicale, de vaincre les discriminations.

Car le sida se soigne aussi avec vous, les médias. Un monde sans sida n’est pas une utopie. Il est entre nos mains. Ensemble, nous en avons les moyens. Pour nos jeunes, ensemble, relevons le défi.    

        Pierre Bergé

Président de Sidaction

Line Renaud

Vice-présidente de Sidaction

Mardi 8 mars 2016
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