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Mardi 22 juillet 2014

Edwin Bernard, du journalisme au militantisme

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Edwin Bernard, né en 1962 en Angleterre, est le coordinateur du HIV Justice Network, un réseau mondial d’information et de plaidoyer sur la pénalisation et le VIH créé en 2010. 

edwin_Bertrand
De la musique avant toute chose 

Après avoir animé des radios libres pendant ses études, il devient journaliste pour un magazine spécialisé dans les musiques noires au début des années 1980, puis contribue ensuite à plusieurs revues musicales. Edwin Bernard découvre son infection par le VIH au cours de ces années, en 1987. Après la presse écrite, il passe par la radio et la télévision, toujours pour des émissions musicales. En 1996, il part vivre à Vancouver au Canada où il poursuit sa carrière de journaliste. Mais sa santé se dégrade, et ce n’est qu’en 2000 qu’une nouvelle combinaison de traitements « [le] ramène littéralement à la vie ».

Informer les personnes vivant avec le VIH

Edwin Bernard retourne alors en Grande-Bretagne, toujours en travaillant dans les médias, mais en se consacrant au VIH. Il collabore alors régulièrement à POZ, la grande revue américaine pour les personnes vivant avec le VIH (www.poz.com/), Positive nation magazine, une revue britannique et AIDS Treatment Update, publiée par NAM (www.aidsmap.com/htu). En 2004, il devient membre permanent de l’équipe d’Aidsmap, site d’information de référence. Au cours des années qui suivent, il contribue en tant que représentant des personnes vivant avec le VIH à la rédaction des recommandations britanniques sur la prise en charge.

Lutter contre la criminalisation du VIH

En 2007, il s’implique sur la question de la criminalisation du VIH, qui est aujourd’hui reconnue comme essentielle au niveau mondial. Il publie à ce moment un premier ouvrage sur le VIH à l’intention des personnes qui travaillent dans le système judiciaire britannique. Plusieurs condamnations ont été prononcées, pour différents motifs, les systèmes juridiques différant entre l’Angleterre, le Pays de Galles et l’Ecosse. Surtout, les tabloïds locaux ont largement diffusé les noms et les visages des personnes mises en cause.
C’est aussi en 2007 qu’il crée un blog d’information recensant les cas de pénalisation dans le monde (http://criminalhivtransmission.blogspot.com.au/), et qui fait aujourd’hui référence.

Mobiliser la communauté internationale contre la criminalisation

Alors qu’Edwin Bernard est déjà reconnu comme « le » spécialiste de la criminalisation du VIH, il quitte Aidsmap et lance en 2010 un réseau international d’information et de plaidoyer contre la pénalisation de la non divulgation, de l’exposition au risque de transmission ou de la transmission du VIH. Il devient ainsi la cheville ouvrière des travaux lancés sur le sujet par l’Onusida en 2011, avec pour objectif de réviser la position onusienne publiée en 2008. Le résultat a été la publication en 2013 par l’Onusida d’un document très concret sur les différents aspects à prendre en compte dans les cas de poursuites pénales (http://www.unaids.org/fr/resources/documents/2013/name,85632,fr.asp).

AIDS 2014, campagne « Beyond Blame »

A l’occasion de la Conférence de Melbourne, un grand nombre de réunions abordent le thème de la pénalisation et du VIH, sous la houlette de l’infatigable Edwin Bernard. Dès dimanche 20 juillet, une centaine d’acteurs de la lutte contre le sida se sont réunis lors d’une pré conférence intitulée « Beyond Blame : challenging HIV criminalisation ».  Cette réunion était organisée notamment avec le soutien de l’Onusida, du GNP+ et des associations australiennes de lutte contre le sida de l’Etat de Victoria. Edwin Bernard n’en a pas fini de son combat, qui inlassablement rassemble les personnes, réalise des films, informe, sans jamais se mettre en avant. 
Mardi 22 juillet 2014
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