Mercredi 11 mars 2015

Vivre avec le VIH aujourd’hui- Sidaction 2015

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"Je m’appelle François Benet. Je suis séropositif depuis 29 ans. J’avais alors 26 ans. Le choc fut rude et brutal pour le jeune enseignant que j’étais. Ma vie a basculé comme elle bascule aujourd’hui pour celles et ceux qui le découvrent. Ici ou ailleurs, en 2015 apprendre sa séropositivité reste un moment très douloureux. En l’état actuel des connaissances, jamais plus vous ne redeviendrez séronégatif. J’ai traversé l’épidémie, sur le fil, avec angoisse et terreur. Je suis un survivant, survivre à une telle catastrophe ne vous laisse pas indemne. Des millions d’autres enfants, femmes et hommes sont morts. Depuis 1986, je me bats contre la fatalité, la bêtise, les préjugés et les stéréotypes. Mais je n’ai jamais pu me battre seul, la solidarité est le principal remède aux épreuves de la vie."

Cliquez sur l'image pour visualiser le témoignage de François



Vivre avec le VIH en France en 2015

27 % des personnes interrogées déclarent qu’il existe des médicaments pour « guérir du sida » dans le sondage IFOP de novembre 2014, mené auprès de jeunes de 15 à 24 ans. Un chiffre qui interpelle quand on connaît la réalité de la vie des personnes vivant avec le VIH.
 
En France, parmi les personnes vivant avec le VIH sous traitement, 9 patients sur 10 sont sous antirétroviraux. Or ces derniers ne permettent en aucun cas de guérir du sida. Ils permettent seulement de maîtriser la charge virale présente dans l’organisme.

La vie avec le VIH s’accompagne généralement de multiples autres pathologies : hépatite C (16,3% des patients) ou B, cancers, diabète, cholestérol ( 17,1 % des patients), problèmes rénaux… Presque un quart des personnes vivant avec le VIH en France étaient hospitalisées cette année. Un état de santé extrêmement précaire, qui est perçu par certains comme un véritable « parcours du combattant » : à titre d’exemple, Alain, qui en 9 mois a dû consulter 22 professionnels de santé.

En plus de ces effets directement liés au VIH, ces personnes doivent faire face à des effets indésirables annexes : fatigue, dépression, isolement… En 2014, près de 27,8% de personnes rapportaient un épisode dépressif majeur dans l’année.

Un état des lieux de la vie avec la maladie bien loin de la perception reflétée par le sondage donc. Et contre lequel il n’y a qu’une seule arme : la recherche.


Cliquez sur l'image pour télécharger le dossier de presse


Mercredi 11 mars 2015
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